5 conseils pour financer votre association

Lorsque l’on se lance dans un projet associatif, il est important de réfléchir très tôt aux solutions de financement qu’il est possible d’obtenir pour son développement. Même si une association loi 1901 n’est pas à but lucratif (elle ne cherche pas à faire de bénéfice), il lui est parfois nécessaire d’effectuer une recherche de fonds pour évoluer et réaliser ses projets.

Que ce soit afin de financer du matériel pour une activité sportive ou bien encore trouver des fonds pour mener une action spécifique, il est judicieux de connaître toutes les possibilités qui s’offrent à une association pour collecter de l’argent.

Quelles sont les sources de financement d’une association ? Aide publique, dons, sponsors ou encore mécénats : nous vous proposons un tour d’horizon des différentes manières de financer votre association et ainsi pouvoir réaliser tous vos projets de développement.

Comment trouver du financement pour une association

Obtenir des subventions

La première solution de développement financier qui s’offre à une association est l’obtention d’une subvention publique. Elle peut être demandée auprès de la commune, du département, de la région, de l’État et même de l’Europe. Pour pouvoir bénéficier de cette aide publique, l’association doit néanmoins soutenir une œuvre d’intérêt général. La demande de financement peut par exemple porter sur la formation de bénévoles ou sur un projet d’intérêt général.

Bon à savoir : pour pouvoir recevoir des subventions publiques, l’association doit disposer d’un numéro SIRET d’association. Il faut donc penser à le demander auprès de l’INSEE lors de la création de l’association.

La subvention peut être sous forme de don d’argent, mais aussi de don matériel sans aucune contrepartie.

La demande de subvention peut s’effectuer en ligne ou bien en remplissant le Cerfa n° 12156*03. Sachez enfin que le financeur public dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour accorder ou refuser une demande de subvention et n’a pas à justifier son choix. En revanche, l’association recevant la subvention devra fournir un compte rendu financier et un bilan d’activité au financeur public qui lui a accordé une aide.

Vos recettes d’activités : cotisations, droit d’entrée et apport

Il est tout à fait possible de générer de l’argent par la simple activité de l’association. Cela peut en effet être possible grâce :

  • À la cotisation : chaque membre de l’association peut payer une cotisation à condition que cela soit stipulé dans les statuts de l’association. La somme des cotisations doit servir à un besoin et non pas constituer une réserve de trésorerie. À noter que la cotisation peut être annuelle, mais pas uniquement.
  • Aux droits d’entrée : lors de l’adhésion, des droits d’entrée financiers peuvent être demandés aux nouveaux membres. Là encore, le montant de l’adhésion devra être mentionné dans les statuts de l’association.
  • Aux apports internes : un ou plusieurs membres de l’association peuvent fournir un don financier ou matériel à l’association souvent avec une contrepartie. Une clause peut également prévoir la reprise du don en cas de dissolution de l’association.
  • Aux activités lucratives : l’association peut exercer des activités commerciales ou événementielles afin de récolter de l’argent : vente d’objets, de repas, tombola, soirée à thème, etc.

Recevoir des dons ou des legs

Une association peut recevoir des dons de personnes extérieures. L’État favorise ces donations en permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôt. Ce principe favorise donc les dons faits aux associations et peut constituer une solution intéressante pour financer un projet associatif.

Certaines organisations peuvent également bénéficier de legs, c’est à dire d’une donation effective à partir du décès du donateur.

Le mécénat d’entreprise et le sponsoring

Le mécénat est également une pratique encouragée par l’État afin d’aider les associations dans la recherche de fonds. Une entreprise peut décider de devenir le mécène d’une association en lui fournissant un salarié sur son temps de travail, un bail gratuit, un apport matériel ou encore des conseils techniques. En contrepartie, l’entreprise mécène bénéficie d’une réduction d’impôt à hauteur de 60 % du montant des dons.

Le sponsoring quant à lui consiste en un partenariat entre l’association et une entreprise. En résumé, l’entreprise sponsor paye ou offre des services à l’association pour une publicité : présence de son logo ou de son slogan par exemple lors d’une action ou d’un événement.

Ainsi les associations peuvent bénéficier de partenaires donateurs qui participeront au développement. Le domaine social, le domaine sportif et le domaine de la santé sont tout particulièrement appréciés par les partenaires mécènes.

Le crowdfounding

Grâce à un internet, il existe aujourd’hui une nouvelle façon de récolter des fonds, et ce grâce au crowdfounding. Sous forme de cagnotte en ligne, une association peut demander de récolter une somme prédéfinie afin de réaliser un ou plusieurs projets. En contrepartie, les donateurs recevront un cadeau à hauteur de leur don.

Petite particularité : la cagnotte en ligne bénéficie d’un délai pour que la somme visée soit atteinte. Si cette somme n’est pas atteinte à la fin du délai, les donateurs récupèrent leurs dons.

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